Les soupirants

CRÉE A L'OCCASION D'UNE RÉSIDENCE A L'HISTORIAL DE LA GRANDE GUERRE, PÉRONNE. AVEC LE SOUTIEN DE LA DRAC ET DE LA RÉGION HAUTS-DE-FRANCE.

 

« Quoi qu'il en soit je n'ai jamais cherché d'explication, j'aime cette étrange patrie à l'envers des feuilles d'arbres »

Marcelin Pleynet, Paysages en deux, aux Édition du Seuil, Paris

 

Les artistes ont sélectionné des extraits de correspondances rédigées pendant la grande guerre.

Chaque fragment évoque le rêve d'une paix prochaine, du « retour au monde », à son monde...

Ils auraient pu être écrits lors d'autres conflits, ils sont toujours d'actualité.

 

Sur ces feuilles ils ont gravé, "tatoué" à l'aide d'un laser les fragments épistolaires.

 

Le motif est inscrit en creux ou en plein, il est comme « camouflé » dans l’élément végétal, jeux d’ombres et de lumières, d'oubli et de souvenir.

 

La typographie choisie rappelle celle des monuments mémoriaux. La précarité du végétal remplace l’éternité du marbre. Les espoirs se substituent aux alignements de noms des disparus.

 

« L'origine de notre monde ce sont les feuilles : fragiles, vulnérables et pourtant capables de revenir et revivre après avoir traversé la mauvaise saison. Elles sont fermes, immobiles, exposées aux phénomènes atmosphériques, jusqu’à s’y confondre. (...) Grâce aux plantes la terre devient l'espace du souffle, ce sont les plus grands transformateurs d’atmosphère. »

Emanuele Coccia, La vie  des plantes, une métaphysique du mélange, Bibliothèque Rivage

 

 

Pour en savoir sur la résidence à l'Historial de la Grande Guerre : le site Paysages en résonance >>

 

CREATED ON THE OCCASION OF THE RESIDENCY AT THE HISTORIAL OF THE GREAT WAR, PERONNE WITH THE SUPPORT OF DRAC AND REGION HAUTS-DE-FRANCE